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Boutiques de fleurs à vendre

Boutiques de fleurs : à vendre !

Subissant de plein fouet les revers de la crise, l’implantation de nouveaux concurrents et une hausse des couts, de plus en plus de fleuristes indépendants se voient contraints de fermer boutique.  Le point sur un marché en évolution où l’adaptation est la carte maitresse.

Découvrez les boutiques de fleurs à vendre classées par département.

Une concurrence accrue pour les fleuristes indépendants

Estimés à 12 000 professionnels par l’INSEE au 1er janvier 2010, les fleuristes indépendants restent les principaux fournisseurs de fleurs, plantes et graines auprès des particuliers. Toutefois, d’année en année, on constate que les concurrents gagnent du terrain en proposant une offre plus adaptée.

Si en 2010, 53,9% du budget consacré à  l’achat de fleurs revient aux fleuristes indépendants, seuls 35% des achats sont réalisés dans des commerces de proximité. De nouveaux concurrents s’imposent sur le marché, induisant une autre manière de consommer les fleurs.

En 2010, 25% des fleurs achetées l’ont été en grandes surfaces alimentaires, 17% en jardinerie spécialisées et 10% en auprès de détaillants ou directement sur le marché.  Des fournisseurs qui séduisent par leur bas tarif et leur facilité d’accès.

Parallèlement, le développement de réseaux de franchises jouissant d’une bonne notoriété et de meilleurs tarifs ou encore l’avènement de la vente en ligne de fleurs, privilégiée pour les livraisons, ont sérieusement mis à mal le commerce local.

De nouvelles demandes à satisfaire

Sur un marché des fleurs et plantes estimés à 2,3 milliards d’euros* où la concurrence est rude, les fleuristes indépendants doivent faire face aux nouvelles attentes des consommateurs. Si les fleurs coupées sont toujours appréciées, elles sont souvent délaissées au profit de plantes d’intérieur, plus durables.

Si le consommateur aime offrir des fleurs, il apprécie également d’en acheter pour décorer son intérieur. Les grandes enseignes ont parfaitement saisi cette donnée et s’imposent auprès des clients en leur proposant concept fort et petit prix.

Un budget fleurs, à la baisse justement. Or, les études révèlent que les prix pratiqués chez un fleuriste indépendant sont 1,7 fois* plus élevés que chez les concurrents.

Des couts revus à la hausse

En 2010, un fleuriste indépendant affiche un chiffre d’affaire moyen de 149 301€, avec un panier moyen à la baisse. Toutefois, les fleuristes indépendants doivent, là encore, faire face à des désavantages notables. Là où les fleuristes libres services emploient très peu, les indépendants assument des charges de personnels en hausse de 2%.

Notons également qu’un commerçant, même excellent négociateur, bénéficie de prix d’achat moins avantageux qu’une franchise qui pratique l’achat groupé. Les fleuristes indépendants sont également moins bien armés pour communiquer massivement et drainer la clientèle.

Fleuriste indépendant : une qualité de service irremplaçable

Si l’avenir des fleuristes indépendants semble en danger, il n’en reste pas moins que le commerce de proximité a encore une carte à jouer : celle du service. La clientèle reste attentive au conseil personnalisé que lui délivre le fleuriste et apprécie son savoir faire. Les fleuristes traditionnels disposent également de plus de flexibilité pour satisfaire les désirs ponctuels de leurs clients.

Dans un marché en mutation, proposer des produits de niche, tels que le jardin ou les plantes de deuil, est une option pertinente pour attirer une nouvelle clientèle.

* source : Etude FranceAgriMer