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Fleuriste : une profession en pleine évolution

Fleuriste

Depuis plusieurs années, la fleuristerie souffre d’un ralentissement des ventes, lié au contexte économique et à la concurrence. Cependant, en tant que spécialiste, le fleuriste indépendant possède des atouts qui lui permettent de se différencier et de répondre à une demande en constante évolution.

Un métier en perpétuel renouvellement

Autrefois, le fleuriste était contraint de respecter des codes et des règles quand à la composition, la taille et la couleur de ses bouquets. L’artisan débutait l’exercice de sa profession très jeune durant son apprentissage auprès d’un artisan puis se mettait souvent à son compte.

Au fil des ans, les fonctions et l’organisation du métier se sont adaptées aux nouveaux comportements de consommation. Les techniques et les matériaux utilisés pour l’art floral ou pour l’emballage ont beaucoup évolués ; la créativité et l’innovation sont aujourd’hui de mises. Le fleuriste doit donc s’adapter au marché, se former tout au long de sa carrière, faire preuve d’inventivité et offrir un service de qualité afin de se démarquer.

La chute de la vente de fleurs coupées a été compensée par les produits décoratifs et les végétaux d’extérieurs. Le fleuriste doit donc élargir sa gamme de produits afin de satisfaire une clientèle toujours plus exigeante.

Marché des fleuristes, les chiffres

Ces dix dernières années, le nombre de fleuristes est resté relativement stable affichant une progression de 2002 à 2005, suivie d’une baisse de 4% depuis 2006. Toutefois, le bassin d’emploi se concentre sur les réseaux de franchisés, en constante progression, alors que le nombre de vendeurs de fleurs sur les marchés ne cesse de diminuer. En 2011, on compte près de 15 000 fleuristes,  1 200 jardineries et au total 150 000 emplois générés par l’ensemble de la filière horticole.

Malgré la crise actuelle, et en réponse aux frustrations liées aux circonstances économiques, les français auraient conservé l’habitude de vouloir se faire plaisir au quotidien. Notons que les émissions de décoration et de bricolage participent au renouvellement des tendances et donc à nourrir les envies des consommateurs.

Avec un panier moyen de 14€32 pour l’année 2007, la dépense en fleurs coupées et plantes d’intérieurs s’élevait à 1,7 milliard d’euros. Aujourd’hui, le français dépense environ 16€ par acte d’achat chez le fleuriste.

De nouvelles surfaces de vente pour les fleuristes

Même si les artisans indépendants restent leader du marché, le circuit de distribution des jardineries et des grandes surfaces se développe de plus en plus. Les grandes surfaces de bricolage diversifient également leur offre et rejoignent désormais le réseau de vente de végétaux d’extérieur.

Le contexte concurrentiel pousse certains fleuristes à adhérer à une franchise afin de continuer à exercer tout en allégeant leurs charges. Le marché se développe et les boutiques sous enseignes gagnent en notoriété et en visibilité, notamment sur internet. La vente en ligne représente un support commercial de taille en parfaite adéquation avec les comportements de consommation actuels, paiement en ligne, composition personnalisées, livraison rapide à domicile ou sur le lieu de travail…

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